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L'actualité/LES PREMIERS ADIEUX DE MISS KNIFE par olivier PY

Publié le : 18/01/2018 dans L'actualité
Archivé le : 23/01/2018

LES PREMIERS ADIEUX DE MISS KNIFE par olivier PY

"La forme est celle d'une petite comédie musicale qui alterne les récits chantés  parlés et les airs. Il s'agit plus d'un récit chanté que d'un récital de chansons. Mais à travers ces péripéties, trop belles pour être vrai, mais trop douloureuses aussi pour être entièrement fausses, sa biographie est donc celle de « l'être en scène » perdu dans les masques et vivant sous les applaudissements."

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Rendez-vous Samedi 20 janvier 20h45 - Salle du Jeu du Mail, TOUT PUBLIC / 13€ - 9 €, à partir de 13 ans


Miss knife a traversé les années et les théâtres. A l'occasion de ses adieux (auxquels personne ne croit) elle raconte cette vie passée sur les planches où comme Floria Tosca elle a vécu d'art et d'amour. A chaque nouvelle étape de sa passion aventureuse, un homme, une chanson, une désillusion, un éclat de rire et une connaissance plus intime des choses de la vie. Ainsi on la voit successivement dans un cabaret berlinois où elle fume le cigare, dans un cirque américain où elle lance des couteaux, dans un théâtre parisien où elle déclame des vers, à l'Opéra de Genève où elle joue les jeunes filles, dans un groupe de tango en Amérique latine, en tournée en Chine avec un numéro de magie, à la
Comédie française pour interpréter les grandes tragédiennes, dans un théâtre érotique de Pigalle, dans un casino de la côte d'azur où elle chante des chansons d'amour un verre à la main, danseuse du ventre dans les Émirats, etc... C'est à la fois le tour du monde, son cul est international, et le tour des possibilités de la scène, son coeur est insatiable.

EN SAVOIR PLUS SUR OLIVIER PY, Directeur du célèbre Festival d'Avignon 
Olivier Py, né en 1965 à Grasse, dirige l'Odéon-Théâtre de l'Europe depuis le 1er mars 2007. Après une hypokhâgne, puis une khâgne au Lycée Fénelon, il entre à l'ENSATT (rue Blanche) puis, en 1987, au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique, ce qui ne l'empêchera pas d'entamer des études de théologie à l'Institut Catholique.
En 1988, sa première pièce, Des Oranges et des ongles, est créée par Didier Lafaye au théâtre Essaïon. La même année, Py fonde sa propre compagnie, “L'inconvénient des boutures”, et assure lui-même la mise en scène de ses textes. Citons entre autres Gaspacho, un chien mort (1990) ; Les Aventures de Paco Goliard (1992) ; La Jeune Fille, le diable et le moulin, d'après les frères Grimm (1993) ; La Servante, histoire sans fin, un cycle de cinq pièces et cinq dramaticules d'une durée totale de vingt-quatre heures, présenté en intégrale au Festival d'Avignon 1995 et repris à la Manufacture des Oeillets à Ivry en 1996 ; Le Visage d'Orphée, créé au CDN d'Orléans puis présenté au Festival d'Avignon, dans la Cour d'honneur du Palais des papes en 1997. Olivier Py met également en scène des textes d'Elizabeth Mazev (Mon père qui fonctionnait par périodes culinaires et autres, 1989 ; Les Drôles, 1993) et de Jean-Luc Lagarce (Nous les héros, 1997). Nommé en juillet 1998 à la direction du Centre Dramatique National/Orléans-Loiret-
Centre, il y crée Requiem pour Srebrenica, qui a tourné en France, en ex- Yougoslavie, au Canada, aux Etats-Unis et en Jordanie, puis L'Eau de la Vie et une deuxième version de La Jeune fille, le diable et le moulin (1999) ; L'Apocalypse
joyeuse (juin 2000) ; Épître aux jeunes acteurs (2001) ; Au Monde comme n'y étant pas (2002). D'autres metteurs en scène commencent à monter ses pièces : Théâtres l'est par Michel Raskine au Théâtre du Point du jour à Lyon en 1998, L'Exaltation du labyrinthe par Stéphane Braunschweig au TNS en 2001, La Servante par Robert Sandoz en 2004 à Neuchâtel. Le Soulier de satin, de Paul Claudel, dont Olivier Py donne une mise en scène en version intégrale à Orléans en mars 2003, est ensuite joué au TNS, au Théâtre de la Ville, au Grand Théâtre de Genève et au Festival d'Edimbourg en 2004, et reçoit le prix Georges-Lherminier, décerné par le Syndicat de la Critique au meilleur spectacle créé en région.
En 2005, création d'une trilogie : Les Vainqueurs, qui tourne au TNP à Villeurbanne, à la Ferme du Buisson, au Festival d'Avignon, à Paris. La même année, Olivier Py met en scène A Cry from heaven de Vincent Woods à l'Abbey Theatre à Dublin. En 2006, à l'invitation de Jean-Michel Ribes, il présente au Théâtre du Rond-Point « La Grande Parade de Py », ensemble de six spectacles dont il est l'auteur et le metteur en scène : L'Eau de la Vie, La Jeune fille, le diable et le moulin, Épître aux jeunes acteurs, Les Vainqueurs, Chansons du Paradis perdu et une  nouvelle création : Illusions comiques, jouée également à Orléans, Lille, Strasbourg, Sartrouville, Caen, Douai, Lorient, Forbach, Annecy, Reims, Creil ou Bordeaux avant d'être reprise en ouverture de saison 2007/2008 à l'Odéon-Théâtre de l'Europe. En juillet 2006, à l'occasion de la clôture du 60ème Festival d'Avignon, Olivier Py met en scène dans la Cour d'honneur du Palais des Papes un hommage à Jean Vilar, L'Enigme Vilar. C'est également au Festival d'Avignon, en 1996, qu'il interprète pour la première fois son personnage de cabaret : Miss Knife, dont le tour de chant, Les ballades de Miss Knife, composé de chansons qu'il a écrites, mises en musique par Jean-Yves Rivaud, a été présenté au public à Paris (Théâtre du Rond-Point, Café de la Danse), Orléans, Cherbourg, Lyon, au Petit Quevilly, à New York ou à Bruxelles (un disque a été édité par Actes Sud). Olivier Py a également joué dans des spectacles mis en scène par Jean-Luc Lagarce, François Rancillac, Eric Sadin, Pascal Rambert, Nathalie Schmidt, ou dans des longs-métrages signés Jacques Maillot, Cédric Klapisch, Michel Deville, Laurent Bénégui, Peter Chelsom ou Noémie Lvovsky (à noter qu'il tient aussi un rôle dans son premier film : Les Yeux fermés, qu'il a réalisé en 1999 pour Arte). En 2011, il réalise Méditerranées un moyen métrage pour Canal+.
Nommé en mars 2007 à la direction du Théâtre National de l'Odéon, il y crée l'Orestie d'Eschyle en mai 2008, dont il a réalisé la traduction (texte paru aux Editions Actes Sud-Papiers). En décembre 2008 il met en scène aux Ateliers Berthier trois contes de Grimm, l'Eau de la vie, La jeune fille, le diable et le moulin et crée La Vraie Fiancée dont il a réalisé l'adaptation (texte paru aux Editions Actes Sud-Papiers). En janvier 2009, il traduit, adapte et met en scène les Sept contre Thèbes d'après Eschyle, sorte de “théâtre d'intervention” avec 2 comédiens joué hors les murs et destiné au public scolaire. En mars 2009, il reprend à l'Odéon Le Soulier de Satin de Paul Claudel. En septembre 2009 il crée Les Enfants de Saturne aux Ateliers Berthier (texte paru aux Editions Actes Sud-Papiers). En février 2010, il traduit,
adapte et met en scène les Suppliantes d'après Eschyle, sorte de “théâtre d'intervention” avec 3 comédiens joué à l'Odéon puis hors les murs, destiné au public scolaire. Reprise de La vraie Fiancée aux Ateliers Berthier en mai 2010. Le 7 juin 2010, il a fait une lecture d'extraits tirés de son texte Les Vainqueurs à l'Institut Franco Japonais de Tokyo. En mars 2011 il créera Adagio (pièce sur François Mitterrand) dans la grande salle de l'Odéon, puis, en avril 2011, il présentera, à l'Odéon, la trilogie d'Eschyle (les Sept contre Thèbes, les Suppliantes et les Perses).
Depuis une dizaine d'années, Olivier Py a abordé la mise en scène d'opéra : Der Freischütz de C. M. von Weber à l'Opéra de Nancy (1999), Les Contes d'Hoffmann de Jacques Offenbach (2001) et La Damnation de Faust d'Hector Berlioz (2003) au Grand Théâtre de Genève, repris à l'automne 2008 au Grand Théâtre de Genève dans le cadre de la Trilogie du Diable, Le Vase de parfums (musique de Suzanne Giraud, livret d'Olivier Py) à l'Opéra de Nantes (2004), Tristan und Isolde et Tannhäuser de Richard Wagner au Grand Théâtre de Genève (2005) qui a remporté le Grand Prix de la critique, Curlew River de Benjamin Britten (Edimbourg, 2005, repris au Théâtre des Célestins de Lyon en 2008), Pelléas et Mélisande de Claude Debussy à Moscou (2007), dont il est tiré un film sorti dans les salles en mars 2009, The Rake's Progress de Igor Stravinsky à l'Opéra Garnier en mars 2008, reprise de Tristan et Isolde de Richard Wagner au Théâtre du Quai à Angers, à la Cité des Congrès de Nantes et au Grand Auditorium de Dijon en mai et juin 2009, Idoménée roi de Crète de Wolfgang Amadeus Mozart au Festival d'Aix-en Provence en juillet 2009, Lulu d'Alban Berg au Grand Théâtre de Genève en février 2010 qui sera repris au Gran Teatre del Liceu en novembre 2010. En octobre 2010, il a créé Roméo et Juliette de Charles Gounod au Nederlandse Opera d'Amsterdam qui sera repris avec nouvelle distribution au Royal Danish Opera de Copenhague en février 2011. En novembre 2010 il a créé Mathis der Maler de Paul Hindemith à l'Opéra Bastille. Lauréat de la Fondation Beaumarchais et boursier du Centre National du Livre, Olivier Py s'est vu décerner le Prix Nouveau Talent Théâtre/SACD (1996) ainsi que le Prix Jeune Théâtre de l'Académie Française (2002). Certains de ses textes sont disponibles aux Solitaires Intempestifs, aux éditions Grandvaux, à L'école des loisirs, chez Bayard ou ARTE éditions ; la plupart de son oeuvre est éditée chez Actes Sud (qui a notamment publié en 2005 son premier roman, Paradis de tristesse, dans la collection Babel). Son théâtre a été traduit en anglais, italien, allemand, slovène, espagnol, roumain et grec. Les deux premiers volumes de son Théâtre Complet sont parus chez Babel, le troisième est en préparation. Olivier Py est depuis septembre 2013 le directeur du Festival d’Avignon.

 

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